JEUDIS

JEUDIS, 250 x 150 x 50 cm, installation, oil on linen and canvas, collected, stolen and painted objects, varnish and spray on plaster
Solo show, Centre Culturel des Grottes, Geneva, CH, 2022 ©Farah Mirzayeva

A landscape does not have a story with a scenario & an ending.
What makes a landscape? Who makes it? And where is it located?

The one proposed by Sylvain Gelewski seems to extend beyond the window that contains it: on a green background, objects collected in the Grottes district stand alongside plaster moulded hands that were brought back from a previous installation. As a whole, the installation constitutes a fragmentary composition as well as an invitation to contemplate a set of objects. The latter, repainted and now monochrome, become standardised, thus cancelling out their material memory in favour of a landscape, whose green background calls for infinite transpositions.

The tension between the numerous paradoxes, visible through clues ranging from simple hints to full on provocation, creates a mirror image of the constantly changing and diverse neighborhood: the landscape in the window, illuminated from 10pm to midnight, becomes a portrait of the Grottes, a stage for it’s claims and demands.

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Un paysage n’a pas d’histoire avec un scénario & une fin.
Qu’est-ce qui fait paysage ? Qui est-ce qui le fait ? Et où se trouve-t-il ?

Celui proposé par Sylvain Gelewski semble s’étendre au-delà de la vitrine qui le contient : sur fond vert, des morceaux collectés dans le quartier des Grottes côtoient des mains moulées, pièces rapportées d’une précédente installation. L’ensemble constitue une composition fragmentaire autant qu’une invitation à la contemplation d’un ensemble d’objets. Ces derniers, repeints et désormais monochromes, sont normalisés, annulant ainsi leur mémoire matérielle au profit d’un paysage, dont le fond vert convie à d’infinies transpositions.

Pourtant, par la mise en tension de nombreux paradoxes, des indices oscillants entre clin d’oeil et provocation conduisent à refléter le caractère du quartier en tant qu’ensemble changeant et multitude : le paysage de la vitrine, illuminé de 22h à minuit, se mue alors en portrait des Grottes, devenant à son tour un lieu de revendications.

Cassiane Pfund